Trauma simple et trauma complexe : quelle différence ?

Le mot « simple » peut prêter à confusion. Dans ce contexte, il ne signifie pas que l’événement était peu grave, ni que ses conséquences seront faciles à surmonter. Il sert généralement à parler d’un traumatisme lié à un événement ponctuel.
Le trauma complexe désigne plutôt des expériences traumatiques répétées ou prolongées, souvent dans des relations où la personne peut difficilement se protéger ou s’échapper.

Les différents types de traumatismes psychologiques

800 à 1000 mots
2 liens intra-texte vers 2 autres articles
1 lien intra-texte v vers la page bilan traumatique
1 lien intra-texte v vers la page contact

Un événement ponctuel ou une menace qui se répète

Une agression isolée ou un accident grave peuvent être à l’origine d’un trauma dit simple. La personne peut repérer un avant et un après, même si les conséquences touchent ensuite plusieurs aspects de sa vie.
Dans une situation de violences répétées, la menace peut faire partie du quotidien. Par exemple, une personne surveille chaque soir l’humeur de son conjoint pour savoir si elle peut parler sans risquer une agression. Cette surveillance devient une habitude, parfois encore présente après la séparation.

Ce que signifie le T.S.P.T complexe

Il faut distinguer les expériences vécues du diagnostic. Avoir subi des traumatismes répétés ne signifie pas automatiquement avoir un trouble de stress post-traumatique complexe.
Ce trouble, reconnu dans la classification internationale des maladies de l’O.M.S, associe les symptômes du Trouble du Stress Post-Traumatique à des difficultés durables dans trois domaines : la gestion des émotions, l’image de soi et les relations avec les autres. Il est plus fréquent après des traumatismes répétés, mais le diagnostic dépend des symptômes et de leur retentissement, pas seulement du nombre d’événements.

Pourquoi distinguer les traumas "simples" et "complexes" ?

Cette distinction aide à comprendre ce qui demande de l’attention dans le soin. Deux personnes ayant vécu des situations proches peuvent avoir des besoins différents.
Lors d’un premier échange, des questions concrètes peuvent être utiles : « Qu’est-ce qui est difficile aujourd’hui ? Qu’est-ce que j’évite ? Dans quelles situations est-ce que je me sens en danger ? »
Ces mots servent à mieux décrire une expérience et à orienter l’aide. Ils ne constituent pas un classement des souffrances.